Comment vaincre la peur du noir chez un enfant ?

Avez-vous remarqué ? Les bébés n’ont pas peur du noir. En fait, cela leur rappelle ce que c’était quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Vers l’âge de 2 ans, cependant, les enfants se perçoivent de plus en plus comme tels et c’est pourquoi ils peuvent soudainement commencer à avoir peur du noir. La peur de l’obscurité est l’une des peurs les plus courantes chez les enfants, c’est une peur physiologique et naturelle, mais dans certains cas, elle peut devenir un problème si elle n’est pas traitée de la bonne manière. Ce sont quelques-unes des astuces qu’on a pensées et essayées personnellement, et elles ont très bien fonctionné !

1) Jouer dans le noir

Le jeu le plus classique, mais toujours actuel, dans le noir, ce sont les ombres chinoises ! Pour les fabriquer, vous n’avez besoin de rien, vous avez juste besoin de simples mains ou vous pouvez imprimer et découper des silhouettes. Vous avez également besoin d’une torche (celle de Spiderman). À chacun son héros, puis des sauts périlleux, des combats et des expériences avec les ombres. De cette façon, l’enfant commencera à associer les ombres au souvenir du jeu et de l’amusement et l’obscurité comme une occasion de s’amuser !

Un autre jeu dans le noir consiste à explorer une pièce complètement obscure à l’aide d’une torche. Au début, faites-le avec eux, en prétendant être des explorateurs ou des détectives. Ce jeu sert à faire comprendre à l’enfant que même sans la lumière, les choses restent là où elles sont et qu’en général, c’est une occasion de se familiariser avec l’obscurité, de se déplacer en son sein.

2) Personnaliser l’espace de couchage

En le transformant en un nid où le bébé peut se sentir en sécurité. Les enfants peuvent personnaliser leur espace avec des autocollants et des posters de leurs héros qu’ils peuvent regarder avant de s’endormir et qui, dans leur imagination, les protègent pendant la nuit.

3) Mettre une veilleuse à côté du lit

Il n’est pas obligatoire que l’enfant dorme dans l’obscurité totale. Un enfant peut dormir avec une petite lumière à proximité qu’il est libre d’allumer et d’éteindre quand il le souhaite. L’important est que la lumière ne soit pas trop intense, car sinon elle perturberait son sommeil. On recommande donc une lampe qui émet une lumière douce.

4) Accrocher l’avertissement du monstre sur la porte

Cela fait maintenant plus d’un an que le panneau “accès interdit aux monstres” a été apposé sur la porte. Après tout ce temps, on peut dire avec certitude que cela fonctionne. Nous n’avons jamais vu un monstre.

5) Demandez-leur explicitement de vous appeler s’ils ont peur ou font un mauvais rêve

Ne vous contentez pas de dire qu’ils “peuvent”, mais recommandez-leur de vous appeler s’ils ont peur, font un mauvais rêve ou veulent simplement un câlin. De cette façon, ils s’endormiront rassurés et sûrs que cela ne vous dérange pas qu’ils vous appellent, ils savent que non seulement ils peuvent le faire mais que vous voulez qu’ils le fassent, et paradoxalement, ils vous appelleront beaucoup moins que lorsque vous leur dites d’arrêter et de vous laisser dormir.

Trois exercices pour chasser les monstres

La grimace du corps

Allongé, l’enfant inspire profondément, comme s’il remplissait tout son corps d’air. Ensuite il serre fort les poings, les fesses, les orteils, et fait une énorme grimace, comme une grimace du corps. Puis il expulse l’air fortement et chasse avec son souffle tout ce qui lui fait peur. Il répète l’exercice trois ou quatre fois jusqu’à évacuation complète de l’angoisse.

Le nuage ou matelas magique

L’enfant imagine qu’il est allongé sur un nuage. À chaque fois qu’il expire, il pense à l’un des points d’appui à l’arrière de son corps. Sa tête, puis ses épaules, ses coudes, son dos, ses fesses, l’arrière de ses jambes et ses talons. En prenant conscience de sa corporalité, il s’enfonce à chacune de ses expirations dans le moelleux, le rassurant, le confortable, et peut même se rendormir par la même occasion.

Les bulles imaginaires

L’enfant choisit une forme de bulle qui lui convient : une bulle de savon légère et transparente ou un champ de force inexpugnable comme celui de Violette, héroïne des Indestructibles, le film d’animation que votre enfant connaît sûrement. L’idée est de lui faire visualiser cette bulle comme ultra protectrice, capable de le protéger de toute agression extérieure. Lorsqu’il est dans cette bulle, seul ce qui lui est agréable peut y entrer, tout ce qui lui est désagréable reste au dehors.

Si ces petites astuces de sophrologie sont très efficaces, rappelons que rien ne remplace un câlin, un verre d’eau, des petits mots réconfortants ou un gros bisou. En un mot : la disponibilité des parents envers l’enfant au moment où il en a besoin.

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